On ne sent pas concerné par vos idées formatées, vos musiques téléphonées, votre vision trop décalée. Avant y'avait la plage sous le bitume aujourd'hui y'a de la merde par dessus et ça continue de s'entasser. Concernés par vos politiques qui nous sont étrangères, bien peu familières qui nous tirent trop en arrière. Ca nous empêchent d'avancer, ça nous tue , ça nous fixe trop de barrières. Des affiches partout qui nous rendent fou qui nous oppressent, qui nous montrent des baskets, et surtout des paires de fesses. C'est la vertu qui ne peut s'imposer face au cul. Ca donne des filles de banlieu qui trouvent ça cool d'être des putes. Alors, on distribue des capotes dans les collèges et au boulot, ça s'envoie en l'air entre collègues. Les filles ne sont plus des femmes, mais des salopes. Les mecs ne se sentent plus pisser quand ils sortent entre potes.
Concerné... par quoi par l'avenir de nos enfants? On en a pas encore faudrait peut-être qu'on vive avant. Mais là, c'est pas gagné d'avance monsieur le président. Y'a trop de choses sans contrôle et ça se barre en couille vraiment. On sait peut-être pas ce qu'on veut, mais on sait ce qu'on veut pas. On veut pas d'un monde où on doit marcher droit. On veut pas de laissés pour compte, et on veut pas avoir honte. On veut pas d'un monde, où y'a que les blancs qui comptent. On est bien conscient que notre seul pouvoir est d'arriver à rêver de temps en temps. Devant notre télé lors du JT on voit partout la peur et la musique du générique est celle des dents de la mer. Concerné? je me demande bien par quoi. Peut-être par nos voix avant votre mandat. Tout un peuple en mouvement vaut bien plus qu'un pantin. Aujourd'hui tout heureux vous le serez moins demain !
Concerné? au fond on voudrait l'être, on voudrait peser plus que les 3 grammes d'un bulletin de vote. Je critique, mais je n'ai rien à proposer. Et je ne suis la voix de personne, à peine la mienne mais vous pensez vraiment qu'on va rester tous là à rien faire ? On a déjà coupé les têtes y'a 200 ans on peut le refaire. C'est pas des robocops devant les facs, des superflics, qui vont nous empêcher de penser qui vont ralentir le trafic. Monsieur le Président, sache que je ne t'attends pas, je fais ma vie je trace ma route sans attendre tes lois. On vit dans 2 mondes bien trop distants. Peut-être à la même époque mais parfois je me demande vraiment. Concerné, ne t'en fais pas, tu le seras dans peu de temps. Quand le peuple te jugera à l'heure de ton bilan. Et ce jour-là, pas d'échappatoire, ce sera le bûcher ou bien le parloir.
On est des cons cernés avec des idées plein la tête. On se sent concerné par notre façon de faire la fête. Et y'a plus que ça qui compte. On s'enlise, on s'entête, on s'ennuie, on s'embête on se fait des films et en fait. On s'aprecçoit qu'il n'y a rien derrière les promesses des putains. On entrevoit la réussite pour toujours tomber plus bas. On roule des spliffs comme on roule des mécaniques. Jamais on ne panique on s'en mets plein le pif. Nos idées nouvelles meurent sur le mur de la connerie. Pour que tout reste immobile on dépense toute notre énergie. Demain sera mieux si demain il pleut, demain sera mieux mais j'ai perdu mes yeux. On fait des groupes de merde qui ne sont que des machines à fric. On fait des pompes à merde et les gens sont hystériques. On sacrifie notre éthique sur l'autel du Dieu TF1. On veut voir le monde sans même connaître notre voisin.
C'est pas des paroles en l'air qui vont changer le monde et vue du ciel, la vie est la même pour tout le monde.
On est sur un bout de pierre perdu au milieu du vide mais on s'en bats les couilles on ne pense qu'à se remplir le bide. On bouffe des putains de Big mac qui nous transforment en maccabés et on enchaîne les merdes comme des perles sur un collier. C'est plus facile de raconter des conneries en anglais que d'assumer ses idées et chanter en français. C'est plus facile de frapper que réfléchir. Je préfère me battre vivant que de me laisser mourir. On est pas des poissons dans un putain de bocal. On est pas des moutons dans un putain d'enclos.
Y'a plus de place pour l'émotion et parfois ça me fait mal.
Y'a de la place pour les cons à l'instinct animal.
Y'a de la place pour toi dans ma nation.
Y'a de la place sous mon drapeau seulement si t'as du pognon !